Se lancer dans l’univers des startups, ce n’est pas une démarche à entreprendre juste pour le prestige du titre de fondateur.
Au début, vous allez faire face à de nombreux défis, y compris le fait de devoir jongler avec un emploi à temps plein ou un projet parallèle pendant que vous bâtissez votre rêve, une étape à la fois.
Mais, comme Ilya Brotzky, PDG de VanHack, explique-t-il, il existe une foule d’excuses pour lesquelles les fondateurs peuvent croire que leur rêve de startup ne se réalisera pas comme prévu. Pourtant, si vous persévérez et profitez des nombreuses ressources à votre disposition — des mentors jusqu’aux crédits d’impôt pour la R-D — qui peuvent financer votre innovation sans céder immédiatement de l’équité, votre chemin vers le succès deviendra beaucoup plus clair.
Chez VanHack, Ilya et son équipe se donnent pour mission de créer un monde sans frontières pour les talents technologiques, en mettant en relation les meilleurs experts en génie logiciel, design et marketing numérique avec les entreprises innovantes d’Amérique du Nord. Avec plus de 450 000 membres issus de plus de 100 pays, VanHack est la plus grande communauté de talents prête à déménager au monde — ils incarnent vraiment leur slogan « connecter les cultures par le code ».
En plus d’aider les entreprises à croître grâce à du recrutement sur demande, Ilya joue aussi un rôle clé dans l’écosystème de l’innovation à Vancouver, en Colombie-Britannique, et à l’échelle du Canada. Je sais que j’ai croisé Ilya lors de ma première Collision Conference à Toronto l’été dernier, mais il collabore avec notre équipe chez Boast depuis des années pour aider VanHack à concrétiser leurs solutions innovantes.
Il poursuit une mission inspirante, et il a le réseau pour y arriver. On profite de l’occasion pour discuter avec lui de son parcours dans le monde des startups, des clés du succès dans le marché actuel et de ses conseils pour les fondateurs qui lancent une techno en 2024.
La vie en startup, ce n’est pas pour les âmes sensibles
Comme l’explique Ilya, se lancer dans une startup, ce n’est pas pour ceux qui veulent juste avoir l’air cool. De l’extérieur, ça peut sembler glamour ou excitant, mais il faut vraiment être passionné — et prêt à garder un emploi ou un projet parallèle au début — pour mener votre produit ou solution jusqu’à la commercialisation.
Ça veut aussi dire qu’il ne faut pas attendre que des investisseurs arrivent pour financer votre projet dès le départ. Les fondateurs doivent vraiment chercher des sources de financement non dilutives dès les premières étapes, afin de conserver leur participation dans l’entreprise.
L’avantage est double : d’un côté, vous gardez le contrôle de votre entreprise au fur et à mesure que la mission évolue. De l’autre, si vous profitez de programmes de financement non dilutifs comme le programme RS&DE au Canada, vous démontrez aussi aux futurs investisseurs que vous savez maximiser le rendement de chaque dollar investi. Cela inspire confiance et montre que, lorsque viendra le temps de chercher du capital, vous saurez faire fructifier chaque investissement.